• La conférence de presse de François Fillon ce mercredi, a été une mise en scène catastrophique de sa déchéance. Son meeting ce jeudi... de la même teneur. Deux moments clés pour cette présidentielle, symboliques d'une campagne présidentielle caractérisée par une grande pauvreté politique.

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  • Les primaires, un nouvel outil au service des deux grands partis : le Parti Socialiste à gauche, "Les Républicains", à droite. Un instrument dont le but implicite est de court-circuiter le premier tour de l'élection présidentielle, tout en s'assurant un petit pactole financier.

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  • Après 2002... 2012 ?  Ce mardi, Jean-Pierre Chevènement a annoncé la couleur au micro d'Europe 1 : "Je serai le candidat pour faire bouger les lignes." Une candidature qui fait secrètement peur au PS.

    Un Sondage secret (publié dans Le Parisien le 29 avril) mené par l'IFOP à la demande du MRC (la formation politique de J-P. Chevènement) préfigure le possible risque d'un retour au 21 avril 2002. Ainsi à la question : "Quelle est la probabilité que vous votiez pour Jean-Pierre Chevènement s’il était candidat ? » 16 % répondent favorablement (dont 21 % des sympathisants de gauche)."

    Le PS ne dit rien, ne bouge pas... en façade uniquement. Car Martine Aubry, la première secrétaire du Parti Socialiste, a déjà rencontré le sénateur du Territoire de Belfort. Mais Jean-Pierre Chevènement n'est plus aussi docile dans les négociations. En 2006, l'ancien ministre avait déjà laissé plané le doute sur une éventuelle candidature pour 2007. Avant finalement de pactiser avec Ségolène Royal et assurer, ainsi, des postes ministériels et des arrangements électoraux pour les législatives et les sénatoriales.  

    Mais déçu par les différents projets PS, notamment sur la position européenne, J-P Chevènement a envie de jouer un plus grand rôle dans le débat.  Et pourquoi pas ramener le PS un peu plus sur sa gauche... A l'heure où Dominique Strauss-Kahn semble (avec François Hollande) être le candidat le mieux placé pour le Parti Socialiste.  

    Le président d'honneur du MRC met la pression sur le PS. Alors peut-il retenter 2002, une candidature solo, sans le fiasco du résultat (JP. Chevènement avait recueilli 5.5% des voix alors qu'il était considéré comme l'un des possibles 3e homme de l'élection présidentielle) ?

    Sa position prônant le Gaullisme social rassemble le large échiquier de la vie politique française. De cette inspiration, il dénonce l'Europe telle qu'elle est aujourd'hui avec sa monnaie unique dont le niveau est surévalué. Il défend l'Europe des peuples, critique le logiciel néolibéral que le PS a accepté, etc.

    Mais Jean-Pierre Chevènement est-il crédible ? Trois doutes :

    - Tout d'abord, il a déjà fraternisé pour l'élection présidentielle de 2007 avec Ségolène Royal  qui, contrairement à ses positions, soutenait le traité constitutionnel  européen.

    - Les Gaullistes, qui étaient une grande partie de son électorat en 2002, ont depuis trouvé d'autres soutiens et notamment le mouvement créé par Nicolas Dupont-Aignan, Debout la République.

    - Enfin si Jean-Pierre Chevènement veut de nouveau être crédible, pourquoi négocier avec le Parti Socialiste ? Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre sous le gouvernement  Jospin, s'est toujours défendu d'être le coupable idéal de la chute de la gauche en 2002. Les partisans de Lionel Jospin et certains socialistes dénoncent encore amèrement la candidature de Jean-Pierre Chevènement en 2002 : il aurait fait perdre le nombre de voix nécessaire pour le maintien de Lionel Jospin au second tour. Evidemment, l'électorat de Jean-Pierre Chevènement en 2002 était loin d'être celui de Lionel Jospin en témoigne ses quelques soutiens tels que le souverainiste William Abitbol, l'historien devenu par la suite sarkozyste, Max Gallo, etc.

    Selon l'histoire du personnage politique , la légitimité de sa candidature passerait certainement plus sur la création d'un nouveau pôle républicain, avec une alliance avec les gaullistes de Nicolas Dupont-Aignan, plutôt que la tentative politicienne d'un nouvel accord électoral avec le PS.


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  • Dans l'Ain, 22 cantons sont renouvelables. Objectif de l'UMP : reprendre la tête du conseil général, à gauche depuis 2008 après 32 ans au pouvoir. Pour cela, l'UMP devra reprendre au moins quatre cantons à la gauche. Mais peut-être que le plus dur sera finalement de conserver les cantons déjà acquis. Parmi ceux-ci, celui de Coligny figure comme l'un des plus indécis.

     

    Crise sociale, côté de popularité de Nicolas Sarkozy toujours en baisse... Dans un contexte difficile, l'UMP, dans l'Ain, devra faire face lors des cantonales 2011. Surtout que l'intention est claire : reprendre la direction du conseil général et faire oublier la claque de 2008. Dans le canton de Coligny, la droite est bien ancrée. Depuis 1998, Jean Bernadac est solidement installé aux commandes. En 2004, les élections lui ont été faciles : élu au premier tour avec 50.5% des voix. La gauche s'était alors contentée d'une opposition pour la forme.

    Cette année, la bataille s'annonce beaucoup plus compliquée pour l'UMP. Jean Bernadac, maire de Coligny, devra affronter le maire divers gauche de la commune la plus peuplée du canton, Marboz, Alain Gestas. Une opposition que l'élu marbozien tient à clarifier dans les colonnes du journal local, La Voix de l'Ain (Vendredi 28 janvier 2011) : "Ce n'est pas un duel de maires, ni de communes. C'est une opposition d'hommes aux aspirations différentes.". Certes... Mais il est incontestable que cette lutte ne se fera pas sur le terrain du jeu Gauche/Droite. "Les électeurs vont surtout voter en fonction des hommes plus que des étiquettes politiques", tient à confirmer Alain Gestas.

    L'un des points forts du programme de Jean Bernadac  est lié à un constat simple : celle de l'augmentation de l'âge de la population sur le canton. L'un des objectifs principaux sous son mandat a été donc la création de deux pôles médicaux de proximité sur le canton. C'est ainsi que deux maisons médicales sont sur le point d'être mises à place sur les deux plus grandes communes.

    Sur ce sujet le challenger divers gauche Alain Gestas revendique aussi sa part de succès. "Lorsque j'ai pris mon mandat de maire en 2008, la maison médicale de Marboz était mon premier dossier. D'ailleurs au début, elle a failli dérailler et devait être implantée sur Saint-Etienne du Bois (ville voisine d'un autre canton ndlr) mais Marboz se devait d'avoir une structure de cet acabit. Avec le maire de Saint-Etienne du bois, on a travaillé intelligemment pour l'élaboration du projet" affirme ainsi le maire de Marboz au micro de FC Radio.

     Les deux élus ont finalement des positionnements proches dont la principale inquiétude est la lutte contre la désertification des campagnes avec pour principal souci, le maintien des services de proximité. En fait, il est difficile de voir la différence politique entre les deux candidats... Hormis peut-être sur la gestion du conseil général. En effet, depuis trois ans, le conseil général de l'Ain a basculé à gauche. Et c'est sur ce point que tente d'attaquer le maire de Coligny. "Aujourd'hui on est dans la minorité départementale. Depuis le vote du budget 2011, je suis surpris qu'il y ait autant de fermetures et de blocages sur le département. Il ya eu des augmentations d'impôt de 20% en trois ans alors qu'auparavant en 13 ans, les impôts n'avaient augmenté que de 19 %. En plus, il y a eu des baisses d'affectation aux subventions aux associations, on bloque également le développement des crèches alors qu'il y a une augmentation démographique sur l'ensemble du département ... Comment accueillir les familles nouvelles ? Je ne comprends pas comment tout cela peut fonctionner dans un cadre social. En revanche lorsque la droite était à l'exécutif, beaucoup de collèges ont été refaits  ou  reconstruits, et sûrement avec un coût bien supérieur que si c'était resté en procédure. On a fait un tas de choses, et là je ne comprends pas qu'il y ait eu une coupure immédiate," dénonce  sur RCF Jean Bernadac.

    Mais le vice-président de la communauté de communes, Alain Gestas, défend la politique menée par la majorité qui le soutient . En outre, il  accuse la réforme territoriale engagée par N.Sarkozy en 2008 qui prévoit, entre autres, la fusion pour 2014 du département à la région :

    "Ma vision est celle d'une gestion de proximité pour que tous les cantons du département puissent évoluer. Au niveau du département, ce que je peux dire c'est que ces ressources ne sont pas très lisibles pour l'instant car l'Etat ne garantit pas les affectations budgétaires suffisamment à l'avance et ne définit pas très clairement les contours  : une partie des compétences du département vont être petit à petit déplacées vers la région dans la trame de la réforme territoriale et une partie des ressources du département a été supprimée via les ressources fiscales locales. Le département n'a plus de vision nette de ce qu'il peut redistribuer aux communes.   C'est normal qu'il y ait donc un peu de prudence pour ne pas redistribuer ce que l'on ne possède pas. Cette réforme sur la collectivité territoriale veut faire passer le statut du conseiller général vers celui de conseiller territorial, c'est une mesure d'importance car elle a une signification. La gestion de nos territoires au plus près de la population va être remise en cause. Comment voulez-vous qu'un conseiller territorial qui à la fois siège à Charbonnière (ndlr : à 105 km de Marboz, principale commune du canton) et au conseil général puisse être encore très présent auprès de ses administrés ? ça va être compliqué car la proximité du conseil général est remise en cause," conclut sur cette même radio le maire de Marboz.

     

    Enfin un point de discordance entre les deux candidats dont l'élection se jouera certainement plus sur l'appréciation de la personnalité que sur cette divergence.

    Jonas


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