• aylan-turquie-migrants_5408185

     

      Ma position ne collera pas avec l'orthodoxie bien-pensante mais :

     

    Je ne comprends pas l'irresponsabilité et la démagogie ambiante de nos politiques. Ce discours électoraliste pour faire pleurer dans les chaumières. Un politique, qui a le sens des responsabilités, ne peut pas, en quelques semaines, affirmer "on ne peut pas accueillir toute la misère du monde" et le lendemain, parce qu'il voit une photo de ce pauvre enfant, faire la couv' des journaux, promouvoir l'accueil massif des réfugiés (tout simplement parce que la photo émeut). Un peu de réalisme et de responsabilité ! Le plus grand respect vis-à-vis des peuples est d'être cohérent et responsable. Le politique ne peut pas être constamment dans le pathos, en réagissant à l'instant. La photo de cet enfant, est horrible. Malheureusement, cela fait des années que des photos, comme celles-ci, auraient pu être prises au large des côtes européennes. Néanmoins, c'est cette photo, d'Aylan qui fait la une de nos JT depuis deux jours. En conséquence, le politique réagit à l'excès, de manière disproportionnée, parfois de manière poétique, romantique à l'événement. Des réactions, comme celle de J-C. Cambadélis, si populiste qu'on peut se poser la question de l'honnêteté de la démarche. En effet, le politique rajoute de l'émotion pour attirer le média sur sa personne. Car dans notre monde, où prime l’instantanéité de l'information, aucun politique ne souhaite être mis à la marge. Il en va de leur carrière et de l'inscription de leur nom dans l'histoire, peu glorieuse, de l'événement...

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    Un problème connu de longue date

    Le problème des migrants ne date pas d'aujourd'hui. Il n'y a qu'à regarder l'entassement humain à La Ceuta ou à Melilla depuis 20 ans voire plus. Les politiques surréagissent-ils lorsque des désepérés tentent de franchir chaque jours les barbelés et lames tranchantes de ces enclaves ? Ou encore ce migrant venu d'Afrique qui a tenté de rejoindre "l'eldorado" européen, en se cachant dans le moteur d'une voiture... Les politiques ont-ils été aussi attentionnés sur le problème ? Malheureusement, quelques brèves dans la presse écrite ont eu raison de la réaction des politiques... Celle de ne rien voir... C'est vrai, BFM TV, I-Télé ou TF1 n'accordent que peu d'importance à ces "faits divers". 

    Après tout, le problème des migrants africains ne nous concerne pas... Laissons l'Italie ou l'Espagne agir et se débrouiller...  Même s'il y a quelques semaines, les politiques semblaient bien embêtés de découvrir des réfugiés, perdus à Vintimille, en Italie, à quelques centimètres de notre frontière. 

    La photo de ce petit corps d'Aylan, échoué sur une plages  nous aura au moins appris quelques enseignements :

    - Le décicdeur politique semble se satisfaire d'une discrimination sur les migrants, qu'ils viennent d'Afrique ou du Moyen-Orient.

    - L'échec de l'Union Européenne sur "le problème migrants", couvrez ce sein que je ne saurais voir. Depuis des années, nous pouvions avoir un discours cohérent et une politique structurelle pour faire face, un minimum, à un afflux massif.

    - La France a aussi sa part de responsabilité dans l'inaction au sein de l'Union Européenne. Les enclaves de la Ceuta ou Melilla ne sont pas qu'un problème hispano-africain. 

    - L'Europe est bien impuissante et faible face aux États-Unis. Le problème des réfugiés du Moyen-Orient sont aussi dus à la politique désastreuse des États-Unis dans la région.

     

     

     

     


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  • La situation grecque en Europe est révélatrice de certains positionnements politiques.  Elle révèle là-aussi le glissement vers la droite du Parti Socialiste. Un PS qui abandonne totalement sa gauche...<o:p></o:p>

                                                             roseps 

     

    De l'abandon du socialisme gouvernemental...<o:p></o:p>

     

    "Socialiste" est-il devenu un gros mot pour le PS ? En tout cas, les signaux se répètent depuis 30 ans et les contractions sont de plus en fréquentes depuis plusieurs mois. Jusqu'à l'accouchement du 2e tournant libéral d'avril 2014 posant les bases du "social-libéralisme." le Premier ministre Manuel Valls annonçant clairement ses intentions :  agir principalement sur l'offre et non la demande. Sous-entendu, il s'agit de ne plus donner directement de coups de pousse aux salariés, les plus en difficultés, mais d'offrir aux entreprises des "cadeaux" pour les convaincre d'embaucher. Il s'agit du pacte de responsabilité, une idée directement reprise de la droite libérale (nouveaux allègements de cotisations sociales et baisse de la fiscalité pour les entreprises).

     

    En accord avec cette ligne libérale, Manuel Valls avait fait voter, fin avril 2014, le programme de stabilité (gel des salaires des fonctionnaires, la baisse des aides aux collectivités locales et aux organismes publics, etc.) destiné à appliquer une rigueur budgétaire. Son aile gauche a mal, elle souffre. Mais le gouvernement dit "socialiste" n'en a que faire. Il maintient son cap et son glissement vers la droite libérale. Le "Nous n'avons pas besoin des frondeurs", de ce 23 juin, signé du patron PS à l'assemblée, Bruno Le Roux, est plus qu'une révélation. Cette déclaration ferme aussi la porte de l'aile gauche du PS, priée de se trouver un autre parti. 

     

    macronvalls

    Dans cette logique, droit dans ses bottes, le ministre de l'économie, Emmanuel Macron, fait adopter une loi, en juin 2015, qui va jusqu'à gêner le positionnement du parti Les Républicains (ex-UMP).   Une loi qui va plus loin que la droite libérale, lorsqu'elle était au pouvoir, plus loin que le gouvernement Fillon entre 2007 et 2012 (plafonnement des indemnités liées à un licenciement abusif, accepter la ségrégation sociale1, remise en cause du temps de travail, etc.). <o:p></o:p>

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    Cette loi a été applaudie par le grand patronat et le MEDEF. Une première dans un gouvernement "socialiste". 2<o:p></o:p>

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    ... À l'illusion d'une existence socialiste en Europe<o:p></o:p>

     

    Sur la politique extérieure, là aussi les entorses au clivage gauche/droite ou PS/"Les Républicains" (ex-UMP) brouillent le langage politique. Le socialisme ne semble, en effet, qu'une chimère sur le plan international. Le PS et la droite libérale ont appelé à voter tous les grands traités européens (Maastricht en 1992, traité constitutionnel de 2005) et votent , ensemble, au Parlement Européen plus de 90% des textes. Dire qu'il y a une opposition socialiste face aux libéraux et fédéralistes européens serait donc mensonger. Dès lors, il n'est  pas surprenant que le Parti Socialiste soutienne l'action du conservateur Jean-Claude Juncker.<o:p></o:p>

    juncker

     

    Jean-Claude Juncker, ex-premier ministre luxembourgeois, n'étant pas le plus socialiste des élites politiques (c'est un euphémisme), impliqué dans l'affaire LuxLeaks,4 ni le plus grand démocrate...5

     

     

    <o:p></o:p>

    Par voie de conséquence, les socialistes font du suivisme libéral sur la politique européenne. La situation critique en Grèce en est le plus bel exemple récent. L'Union Européenne guidée par la voix de J-C. Juncker craint le gauchiste et Premier ministre grec, Alexis Tsipras.

     

    A cette doxa se greffent le Président François Hollande et la ligne gouvernementale . Tous deux dénonçant l'attitude d'A. Tsipras, dans l'organisation d'un référendum sur l'application ou non des réformes d'austérité. Une rigueur demandée par l'oligarchique Troïka libérale (FMI, BCE, Commission Européenne), et donc soutenue par la majorité PS. Ainsi, Alexis Tsipras n'a absolument pas le soutien de la majorité du PS français.6 Pourtant le premier ministre grec est très loin idéologiquement de l'extrême gauche.7  La situation grecque en Europe donne, une nouvelle fois, crédit à la confusion gauche/droite, dénoncée régulièrement par les eurosceptiques.

     

    Alors il y a bien les frondeurs au PS (l'aile gauche)... Qui souhaitent une réorientation politique de leur parti. Ils restent divisés et certains ne luttent que sur le bout des lèvres (peut-être la peur, pour eux, de ne pas être réinvestis lors des élections législatives de 2017 ?). Le dernier congrès du PS, à Poitiers, en juin, a d'ailleurs tranché. Il donne raison à la ligne libérale avec plus de 60% des voix... Un PS, inscrit dans la nouvelle droite française. Au PS, le socialisme a vécu, il a été vaincu.<o:p></o:p>

     

    Jonas<o:p></o:p>

     

    1.  Accepter la ségrégation entre les couches sociales. La loi Macron, effectivement, enterre le grenelle de l'environnement, de 2007, qui avait l'objectif, long terme, de rendre accessible et de développer le train et la LGV. Or, la SNCF (entreprise publique) a continuellement augmenté ses tarifs, le TGV devenant un luxe, difficilement abordable pour les voyageurs réguliers (classes moyennes et inférieures) . La loi Macron approuve ces hausses de prix en développant, en parallèle, un réseau d'autocar pour les classes sociales les plus faibles. <o:p></o:p>

     

    2 http://www.sudradio.fr/Actualite/France/Le-Medef-applaudit-le-projet-de-loi-Macron et http://www.leparisien.fr/magazine/grand-angle/laurence-parisot-j-ai-voulu-recruter-macron-au-medef-14-04-2015-4692273.php<o:p></o:p>

     

    3. http://www.marianne.net/Juncker-pourquoi-les-socialistes-ne-demandent-pas-sa-tete_a242910.html et http://www.euractiv.fr/sections/elections-2014/les-chefs-detat-socialistes-choisissent-juncker-pour-la-presidence-de-la<o:p></o:p>

     

    4. http://www.rtl.be/info/monde/europe/lux-leaks-jean-claude-juncker-est-affaibli-par-de-nouvelles-fuites-682892.aspx <o:p></o:p>

     

    5. http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/02/02/31001-20150202ARTFIG00405-du-traite-constitutionnel-a-syriza-l-europe-contre-les-peuples.php<o:p></o:p>

     

    6. exemple avec cet article du député  PS Yves Blein http://www.yvesblein.fr/lhubris-grec/<o:p></o:p>

     

    7. À ce titre, Alexis Tsipras a toujours défendu la construction européenne. Il n'a d'ailleurs jamais souhaité la dictature du prolétariat. <o:p></o:p>

     

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  • La tribunal des référés de Paris a rendu son jugement : un parti, en l'occurrence, l'UMP, est autorisé à se rebaptiser "les Républicains." Si l'ancien Président Nicolas Sarkozy s'est félicité de cette décision de justice, il s'agit bien là, d'un problème qui dépasse les clivages politiques...

    Nicolas_Sarkozy

     

    Malin, Nicolas Sarkozy...Peu après le jugement, qui a enthousiasmé l'actuel président de l'UMP, ce dernier, a, de suite, accusé François Hollande d'avoir été le maître d'œuvre de cette opération anti "Les Républicains".  Ou comment, l'ex-Président tente de manipuler le futur électorat, en politisant cette bataille sémantique...1  Expliquer, donc, en filigrane, qu'il s'agit là d'un avant-goût de 2017 et d'une première défaite de l'actuel Président François Hollande... Pourtant, François Hollande ne s'est jamais engagé contre la nouvelle appellation "Les Républicains."

    D'ailleurs, les politiques et citoyens qui ont lancé l'action judiciaire, pour empêcher l'UMP de se rebaptiser "Les Républicains", ne sont pas que socialistes.  Ils viennent de tous bords : citoyens non encartés, mouvements politiques (y compris certains très critiques contre l'actuel gouvernement socialiste), juristes et, aussi, des socialistes. Nicolas Sarkozy le sait très bien.

    Il sait aussi qu'en rebaptisant l'UMP en "Les Républicains", il crée la confusion dans les esprits des citoyens. Il a déjà débuté cette entreprise démagogique, aidé aussi par ses cadres qui reprennent les formules "choc", pour embrouiller les futurs électeurs. Dans un discours du 22 avril, Nicolas Sarkozy lance ainsi : "Nous sommes des républicains avant toute chose, les socialistes sont d'abord socialistes." Un populisme repris par le député UMP Laurent Wauquiez le 21 mai à Rillieux. Diantre ! Cela signifie donc que les Socialistes ne seraient pas aussi Républicains que les élus de Droite ? Quelle bêtise ! Sans atteindre la loi de Godwin, n'oublions pas que certains grands noms de la résistance, socialistes, (Jean Moulin, Jean Zay, etc.) ont défendu la République parfois au prix de leur vie. Oui des socialistes ont voté les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain, en 1940, mais n'était-ce pas là aussi le cas de la Droite de l'époque ?

    Également, peut-on dire aujourd'hui que François Hollande a rasé la République pour mettre en place un modèle socialiste anti-républicain ? Il est vrai que nous sommes dans une société où, depuis 2012, les travailleurs font des semaines de 15h, où la démocratie a été détruite, où l'État a repris la main sur le marché , où Evo Morales est notre principal partenaire politico-économique, etc. Soyons sérieux...  

    Depuis deux siècles, la France a pour particularité d'avoir construit sa République sur les bases de la démocratie. Les soubresauts historiques (retour de la monarchie, fondation d'Empires, etc.) ont permis in fine de redéfinir une République plus forte. C'est pourquoi la France a cette définition si particulière de lier la République avec la démocratie. S'accaparer le terme "République", avec un parti s'intitulant "Les Républicains", revient ainsi à distinguer ceux qui défendent ou non la démocratie. Perspicace, Nicolas Sarkozy est intelligent : l'objectif est évidemment de tromper l'électorat en l'implorant de soutenir le parti "les Républicains", censé représenter les seuls démocrates et républicains de la scène politique. Une méthode brutale et insidieuse... En outre, irrespectueuse pour les autres formations républicaines de gauche à droite.

     

    N'oublions pas que la République Française est "une et indivisible" selon notre constitution, et que personne ne devrait se permettre de la diviser. La diviser, c'est tenter de diviser la France sur ses principes fondamentaux. C'est aller contre l'Histoire. C'est aller contre le peuple, la Nation.

     

     

    1. «Les gens qui ne sont pas courageux, qui n'ont pas de conviction, pas de colonne vertébrale essaient de gagner sur le tapis vert, devant les tribunaux, ce qu'ils n'arrivent pas à gagner avec le peuple de France» Nicolas Sarkozy, le 26 mai, meeting au Havre.

     

    Article disponible sur le site des jeunes du MRC : http://www.jeunes-mrc.fr/Combattre-l-appropriation-Les-Republicains--plus-qu-une-bataille-ideologique_a88.html

    Et sur le site du MRC 92 : http://mrc92.fr/index.php/2015/05/combattre-lappropriation-les-republicains-plus-quune-bataille-ideologique/


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  • Chaque ministre y va de sa réforme(tte) pour s'inscrire dans l'histoire : X. Darcos, C. Allègre, J. Lang, etc. Des réformes qui durent parfois quelques mois, quelques années... La nouvelle réforme "collège 2016," de Najat Vallaud-Belkacem, dont les programmes restent à finaliser, provoque déjà des remous. Quel est, en effet, l'intérêt de couper des heures d'histoire, de français ou de mathématiques alors que les inégalités du savoir acquis augmentent ? 1

     

    Non, la réforme "collège 2016" "ne s'attaque pas aux fondamentaux." C'est ainsi que la ministre de l'éducation, Najat Vallaud-Belkacem, a tenté d'éteindre un début d'incendie dans un tweet daté du 3 mai. Pourtant lorsque l'on regarde de près, à quoi pourrait ressembler le futur emploi du temps d'un collégien, les matières fondamentales sont bel et bien attaquées. Prenons l'exemple d'un élève de 5e 2 : Un peu moins de français et de mathématiques pour faire place aux EPI. Voilà l'innovation : les EPI, Enseignements Pratiques Interdisciplinaires ! Il s'agit là de croiser plusieurs matières dans l'une et de proposer à l'élève un projet collectif. Vague... D'autant plus que cet hybride ressemble fortement aux heures de projets en lycée professionnel ou aux célèbres TPE (travaux personnels encadrés) pour les 1res des séries générales. Ces deux dernières matières ont une utilité critiquable dans le système éducatif tant d'un point de vue des élèves que des professeurs... les EPI, une mauvaise recette qui existe donc déjà, sous une autre forme en lycée, et qu'on tente de lancer au collège.<o:p></o:p>

    C'est bien la nouvelle évolution de notre éducation qui est donc à repenser. Que veut-on faire de l'école ? Privilégier certaines classes sociales par rapport à d'autres ? Car si le savoir fondamental (histoire, français, mathématiques) n'est pas appris à l'école, ceux qui auront un capital culturel - comme le disait Pierre Bourdieu - auront évidemment un certain avantage par rapport aux autres.<o:p></o:p>

     

    Alors quelle école pour demain ?<o:p></o:p>

     

    La réforme "collège 2016" semble être la continuité d'une déchéance éducative.<o:p></o:p>

    Actuellement, il y a une remise en cause du redoublement3, de la notation4, de l'autorité professorale (cela mérite d'ailleurs un chapitre entier), etc.<o:p></o:p>

    Dans certains lycées, le plus souvent professionnel, des élèves arrivent (le plus souvent des adolescents issus des classes sociales les plus faibles) sans comprendre une question simple et sans rédiger une réponse sans faute d'orthographe. Il ne s'agit pas là de démagogie. Il suffit de rencontrer des professeurs de banlieue parisienne (et certainement d'autres villes) et de voir les copies des élèves. Que fait-on pour enrayer cette spirale ? Les EPI, la baisse des heures des matières fondamentales, favoriser le passage des élèves en classe supérieure, augmenter le taux de réussite du bac5, etc.<o:p></o:p>

    Avant de créer une école devenue "branchouille" où le sport et les EPI ont pratiquement plus d'importance que l'histoire ou les mathématiques, l'Éducation ne doit-elle pas s'attaquer à quelques points évidents ?<o:p></o:p>

    - Les sureffectifs dans les classes<o:p></o:p>

    - Maintenir et renforcer les matières fondamentales, comme l'histoire, permettant l'acquisition d'un savoir républicain.<o:p></o:p>

    - Dédoublement de ces disciplines : faciliter l'apprentissage à travers des effectifs réduits.<o:p></o:p>

     

    Tout le monde s'accorde de gauche à droite de l'échiquier politique, en passant par les rapport PISA : l'École française est en crise. Malheureusement la réponse donnée est un nivellement par le bas, pour des raisons qui semblent plus idéologiques que réfléchies. Les Français ne demandent pas aux ministres de ne pas agir mais d'agir avec discernement.<o:p></o:p>

     

    Jonas 

     

    <o:p></o:p>

    nvb

    Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Éducation nationale depuis août 2014

     

     

     

     

     

     

     

    1. Outre la mauvaise position de la France par rapport aux autres pays, les rapport PISA dénoncent régulièrement l'écart social de notre système d'éducation<o:p></o:p>

    2. bien illustré par un article du "Parisien" : http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/la-nouvelle-journee-des-collegiens-en-2016-10-04-2015-4679689.php<o:p></o:p>

    3. « Cela fait des années qu'il est avéré que le redoublement est assez inefficace pédagogiquement parlant, qu'il est démotivant pour les élèves et par ailleurs qu'il est coûteux », Najat Vallaud-Belkacem, le 23 septembre 2014<o:p></o:p>

    4. Proposition du jury mené par Benoît Hamon à la Conférence nationale sur l'éducation. Najat Vallaud-Belkacem a eu le courage de renoncer à cette mesure.<o:p></o:p>

    5. Pour le bac général : en 1960, le taux de réussite était de 69%, il était de 90.9% en 2014. Pis, en bac technologique, en 1960, le taux de réussite était de 57.7%, en 2014, il était de 90.6%<o:p></o:p>

     

    (Article également disponible sur le site des jeunes du MRC : http://www.jeunes-mrc.fr/A-quoi-joue-t-on-avec-l-education-La-reforme-du-college-2016--une-enieme-erreur_a86.html)


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  • Passer de 22 à 13 régions apporterait, selon la majorité présidentielle, un gain financier et une puissance politique. Dit comme cela, on peut se dire qu'effectivement les petites régions rurales ont tout à gagner avec la nouvelle réforme. En réalité, ce projet ne sera ni bénéfique pour les citoyens, ni pour l'Etat qui cherchait à grappiller quelques deniers en temps de crise. Explications.

    Des économies, vraiment ?

    Le 1er ministre, Manuel Valls, l'affirme : "cette réforme est incontournable."

    Pourtant, si le gouvernement espère des économies avec la fusion de régions, et, par conséquent, des compétences et des élites, c'est tout l'inverse qui se produira.

    Un article du "Huffington Post" du 16 janvier 20141 apporte un élément de réponse :

    Certaines compétences des départements passeront aux régions (et ce, pour simplifier les domaines et champs d'activités du "fameux" millefeuille territorial). Cela aboutira évidemment à un alignement salarial des agents qui travaillent pour les collectivités. Dans notre système cela reviendra à aligner les agents les moins bien rémunérés vers "le haut." Une chance peut-on se dire pour nos agents. Pas forcément, puisque pour subvenir à ses nouveaux besoins, la collectivité régionale devra forcément se doter d'une fiscalité. A l'heure, où les collectivités territoriales doivent justement se passer d'une bonne partie de l'Etat pour répondre à la solidarité de la dette française, la fiscalité passera par un impôt sur les citoyens.

    Egalement, le budget alloué à la région représente environ 2% de la dépense publique (soit environ 28 Mds euros). Une goutte d'eau. L'Etat recherche donc à rationnaliser l'action publique là où les manœuvres de réductions des marges sont extrêmement réduites.

     

    Le think tank libéral, IFRAP (L'Institut français pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques ) est pourtant optimiste :l'Etat peut réaliser des économies à hauteur de 2 milliards d'euros par an...Seule condition et non des moindres, quasiment impossible à réaliser : "que la future gestionsoit calquée sur celle de la région la moins dépensière, actuellement, celle des Pays de la Loire."2

    Des économies de bouts de chandelles qui risquent aussi de se transformer en dépenses non prévues. En effet, la fusion de régions signifie la rationalisation de l'action publique et la centralisation de la décision politique. La "super-région" devra contrôler, gérer et amener du personnel (élus, fonctionnaires, etc.) en un même lieu qui engendrera automatiquement un coût (difficilement chiffrable aujourd'hui).

    Une réforme qui rompt le lien avec le citoyen

    Le Front National a actuellement le vent en poupe. L'une des raisons tient à la contestation du politique par le citoyen (tous pourris, l'élu coûte cher, perte de confiance, etc.). Sociologiquement, les meilleurs scores du Front National sont acquis dans les territoires ruraux. La nouvelle réforme souhaite agrandir les régions et les cantons. Un tel projet éloigne le citoyen de l'élu censé le représenter. En effet, le conseil général qui administre la politique d'un canton, en lien souvent étroit avec les intercommunalités, a de réels effets sur la vie quotidienne du Français. L'élu du conseil général a une présence sur son territoire. Dans les zones rurales, il s'agit souvent d'une personnalité connue de toutes et de tous. Passer d'un canton qui regroupe, par exemple, une dizaine de communes avec une densité de 10 000 habitants, à un canton de trente communes d'une densité de 30 000 habitants, aura des effets directs sur l'action publique. Le "super-canton" ne pourra concentrer toute son action politique sur les 3 cantons et certaines villes ou gros villages seront privilégiés.D'autant plus, en cette période de disette où les collectivités locales doivent se serrer la ceinture.

    Cette réforme a surtout été pensée par une vision parisianiste de l'action publique.Paris ayant sa spécificité (le conseil de Paris administrant aussi bien la commune que le département), le politique n'a pas la même relation avec le citoyen que dans les territoires ruraux. La réforme a été conçue pour le "Grand Paris"  : Permettre à Paris d'être une super puissance publique lui permettant notamment de "gouverner" la politique de la petite couronne.

    Quelle réforme ?

    Les professeurs en administration publique sont certainement unanimes : le millefeuille territorial français est d'une immense complexité. Certaines compétences entre la région, le département et les intercommunalités se chevauchent (l'aménagement du territoire, les aides au développement économique de certains territoires, les aides aux associations, etc.).

    Il est évident que la problématique de la région parisienne n'est pas du tout la même que dans les territoires ruraux (liée à l'économie, aux transports, etc.). En revanche, en "province", la région peut être perçue comme technocratique loin des préoccupations locales d'un terroir. Il n'est donc pas insensé d'offrir aux départements les compétences des régions. Plusieurs difficultés peuvent toutefois découler de cette suppression. Certains départements ont besoin d'être interconnectés pour leur propre développement (comme Lyon a une influence sur l'activité économique et politique des départements voisins). Une des solutions serait donc de remplacer l'actuel conseil régional par la réunion des conseils généraux. Une mesure qui, contrairement aux "super-régions", n'empiète pas sur la puissance publique de l'EtatEt quelques économies seront réellement faites...

    Jonas

    Article disponible sur http://mrc92.fr/index.php/2014/12/pourquoi-la-reforme-sur-la-fusion-des-regions-et-des-cantons-est-une-betise-politique-contribution-de-jonas/

     

    1. http://www.huffingtonpost.fr/2014/0...

     

    2. http://bfmbusiness.bfmtv.com/france...


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