• Le site "pour qui voter", un jeu politique  

    Il s'agit du questionnaire politique le plus fiable du net. 

    Il a deux adresses : http://pourquivoter.free.fr ou http://pourquivoter.asso.st


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  • Ils se disent "modernes", se veulent "modernistes." L'équipe autour du 1er ministre Manuel Valls et Emmanuel Macron, au gouvernement, aura réussi son pari : faire basculer le Parti Socialiste à droite. Un projet préparé depuis 2012 qui s'achève avec le projet de réforme du code du travail.

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  • A plus d'un an de l'élection présidentielle de 2017, Jonas propose de devancer les thèmes de campagne. Proposition de quelques orientations brèves et synthétiques pour l'éclosion d'idées nouvelles. Aujourd'hui, samedi 30 janvier 2016 : "Défendre l’Europe des nations."

     

    juncker
     

    Depuis près de trente ans, des courants chevènementistes, républicains et gaullistes se sont efforcés d'avertir les dirigeants de l’orientation dangereuse de l’Union Européenne, de la création d’une monnaie unique. L’Europe actuelle est un leurre, une impasse, qui condamne les nations à se dissoudre dans une utopie libérale. En ce début d'année 2016, le constat est pratiquement unanime au sein de l'ensemble de la classe politique française : l’Union Européenne est une union technocratique, soumise à la puissance des lobbies où seuls les intérêts privés comptent. L'idée fédérale voit là ses failles. Qui peut aujourd'hui dire, avec force, que Schengen, l'Euro et la diplomatie unique de l'UE ne sont pas des échecs ?  (- L'Allemagne a décidé, en 2015, de remettre provisoirement des frontières, cela remettant en cause l'idée même de l'espace Schengen.  - Si la France avait suivi la position de l'UE, au début des années 2000, elle aurait été embarquée et embourbée en Irak après sa lutte contre le régime de Saddam Hussein. - Les problèmes économiques grecs, chypriotes, espagnols, portugais ne sont pas simplement dus à la "passivité" de leur peuple mais à un problème structurel dont l'Euro est partie prenante.)   Les peuples ne peuvent se retrouver dans ce système où les inégalités s’accroissent logiquement. Attachés à la souveraineté de chaque peuple, pouvons-nous concevoir une Europe qui se fait contre leur intérêt ? L’Europe qui marche, c’est celle des coopérations entre chaque nation, celle des projets ambitieux, celle d’Ariane, d’Airbus. L’Europe qui marche, c’est celle d’un projet entre plusieurs pays, à géométrie variable, ne forçant aucun autre à s’impliquer dans une ambition qui ne le concernerait pas. L'Europe qui marche c'est celle qui considère la nation comme le cadre de la démocratie. Enfin, l'Europe qui marche c'est celle qui revoit sa copie sur l'obscurité démocratique de ses instances telles que la commission européenne et la Banque Centrale Européenne. 

    L'Union Européenne a été placée sur une voie qui n'est pas la bonne. Il n'y a pas de honte à revoir la trajectoire. Le courage et la lucidité, c'est de revenir sur la bifurcation pour prendre, enfin, la bonne bretelle. Ne pas poursuivre la route qui mène les pays et les nations dans le mur. Cette vision n'est pas rétrograde, elle est, au contraire, celle du bon sens. Pourquoi, par exemple, ne pas transformer la monnaie unique en monnaie commune où chaque pays pourra avoir des marges de manœuvres selon les spécificités de son économie ? Une idée qui germe... La marche vers la réindustrialisation sera alors possible. 


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  • L'onde de choc du 6 décembre 2015, puis le probable séisme (magnitude 6) du 13 décembre, ne fait pas sourciller le Parti Socialiste. Au pouvoir depuis 2012, prônant l'alternance de la droite sarkozyste, le Parti Socialiste n'a toujours pas tiré les leçons de ses échecs. Peu importe, il reste le parti majoritaire et son statut de monopole à gauche assure une sécurité provisoire pour ses élites. Les Français sont déboussolés et le Parti socialiste se "désocialise."

    regionales
     

    "Tout va bien Madame la marquise"

    L'heure n'est pas à l'autocritique. Après les résultats du 1er tour des élections régionales, les leaders PS critiquent la droite, critiquent le discours FN, critiquent les abstentionnistes, critiquent les autres forces de gauche (las de la politique gouvernementale), critiquent tout le monde... Sauf lui-même. A croire que le PS, n'a aucune responsabilité, par exemple, dans la montée du chômage et donc, des votes. 

    Pourtant, l'histoire joue contre le PS : fait inédit, il risque non seulement de ne gagner que deux régions (sur 13 en métropole) mais il est parvenu, aussi, sous son quinquennat, à faire grimper un FN, qui pourrait obtenir, au minimum, deux régions.

    Tout est dans le paraître

    Les analystes pouvaient donc prévoir un Parti Socialiste en phase de combat, de résistance face à la montée de l'extrême droite. Et bien non... Face à l'adversité, le PS choisit le renoncement. Une décision prise, à Paris, contre l'avis d'une partie des acteurs locaux. Dans trois régions, le PS appelle au désistement de ses listes. Trop distancé pour espérer battre le FN ou même les ex-UMP, au second tour, le PS décide de jouer la carte du "front républicain." Courageux ? Prise de conscience républicaine pour combattre le FN ? En fait, cette tactique tient plus de la lâcheté que d'un certain courage. D'ailleurs, des comités et militants socialistes de province n'ont pas hésité à fustiger la position du secrétariat national et de son chef de file J-C. Cambadélis (voir à ce sujet, par exemple, les tweet du PS Nice-Ouest).

    Les instances nationales espèrent faire passer le PS pour le cheval blanc républicain, en défendant les listes de son parti concurrent historique, la droite libérale, pour combattre le FN. Tentative vaine... En effet, l'écart étant, non seulement, trop conséquent avec le FN à l'issue du 1er tour (plus de 15 points d'avance dans le Nord-Pas-deCalais Picardie, et plus de 16 points en PACA), mais il est aussi ridicule de prévoir une victoire finale par un calcul arithmétique. En effet, les différentes élections ont déjà montré que les listes, se désistant, ne peuvent provoquer un engouement total de ses électeurs vers la liste fusionnée ou soutenue. Au contraire, cette tactique ne fait que renforcer l'argument numéro 1 du FN : le système UMPS (ou LRPS, de l'acronyme des deux deux principaux partis modérés). Celui du blanc bonnet, bonnet blanc. Et comment ne pas comprendre ces électeurs, qui se tournent vers le FN, du fait d'un ras-le-bol généralisé, de promesses non tenues, quel que soit le parti modéré au pouvoir.

    Le PS discrédite ses propres forces

    Egalement, le discours du Premier Ministre, Manuel Valls, le lundi 7 décembre, sur le plateau de TF1, tient de la faute politique. Le chef du gouvernement demandait explicitement, tout comme le secrétaire général du PS, le retrait de la liste PS dans la région Alsace - Champagne-Ardenne - Lorraine, menée par J-P. Masseret. Ce dernier, refusant le diktat de la rue Solférino, souhaitait maintenir sa liste (malgré son retard de 20 point sur la liste FN de Florian Philippot). Inacceptable pour la direction du PS qui considère toute décision, prise à Paris, comme imposée et non discutable. Manuel Valls a, donc, publiquement, et ce, malgré le maintien de Masseret, appelé à voter pour la liste des ex-ump, "Les Républicains", conduite par Philippe Richert. Une position qui brouille, encore et toujours la ligne du PS. Le système "UMPS" dénoncé par le FN n'est que confirmé par cette ligne directrice.

     Ne pas aller au combat est aussi une solution simple. En cas de victoire de la droite modérée sur l'extrême, le PS s'attribuera la victoire morale. En cas de défaite, le PS fustigera la campagne de l'opposant "Républicain." 

    Enfin, comment le PS considère-t-il ses alliés ? Avec le plus profond mépris. Le petit mouvement du MRC s'est retrouvé piéger (une nouvelle fois), un peu naïvement. Des accords conclus sur les listes, avant le premier tour, devait assurer la position de leurs membres, quoi qui'il arrive, selon le résultat électoral. Par exemple, en Ile-de-France, les positions du MRC ont été rétrogadées, entre les deux tours,  au profit des écologistes et des communistes (qui avaient conduit leur propre liste au 1er tour). Sans être candide, ces manigances étaient prévisibles, et ce, bien avant le 1er tour. Déjà en 2010, le Parti Socialiste avait fait le même coup. Et personne ne pouvait penser que Claude Bartolone, en Ile de France, pouvait l'emporter au 1er tour avec la majorité absolue. Dans tous les autres cas réfléchis, cela induisait forcément une fusion et une négociation avec les écologistes et les communistes... Au détriment du MRC.

    Toutes ces manoeuvres ne font que précipiter l'implosion du PS. Comment l'aile gauche du PS, mais aussi les socialistes de convictions - des autres courants - peuvent se reconnaître dans ces entreprises couardes ? Désormais, qui pour relever la gauche de ce marasme ?

    Jonas

     

     

     


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