• Cela fait 70 ans que le Général De Gaulle appela pour la première fois à la lutte contre l'occupant nazi. Le geste d'un militaire courageux, encore peu connu et peu écouté à l'époque. Un événement qui est malheureusement repris à des fins politiques.

    L'appel du 18 juin sera la référence de la résistance (même si le but de l'appel n'est pas encore de former et d'organiser des réseaux de résistance en France), et de l'alliance avec les forces britanniques contre le Reich Allemand et ses alliés.

    Hommage à France Télévisions pour la diffusion du 70ème anniversaire de cet appel.
    Plusieurs sociologues et historiens ont meublé pendant les différentes séquences (notamment lors des poignées de main du président Nicolas Sarkozy à un public venu nombreux) en expliquant l'acte et revenant sur l'histoire de cet appel.

    Max Gallo disait une chose très juste : "le gaullisme est mort avec le général !". Idée "juste" reprise de bien mauvaise manière par un sociologue sur le plateau de France télévisions. Olivier Wievorka explique que le gaullisme n'a plus de place politique actuellement : la protection nationale est une idée dépassée, l'Europe ne peut fonctionner que par des politiques de coopération (sous-entendu l'Europe actuelle est le système politique moderne le mieux adapté à nos sociétés).Et là, le sociologue fait une erreur grave, un contresens historique et politique. Il développe même une notion paradoxale, celle de croire que l'Europe actuelle est celle de la coopération et donc contraire aux idées gaullistes.

    Si le général de Gaulle prônait une France indépendante des grandes puissances, si De Gaulle prônait une Europe des peuples... c'est bien parce qu'il voulait une Europe faite de coopérations nationales, une Europe à la carte. Une Europe que les technocrates refusent aujourd'hui puisqu'elle irait à l'encontre du diktat des marchés. En effet, seuls les Etats peuvent mettre une barrière au marché. Or, l'Europe actuelle n'est évidemment pas celle de la coopération. On est plutôt dans une Europe dont les technocrates ont imposé une mini-constitution pour prévaloir sur le droit national. Une Europe favorable à toutes les logiques de concurrence, y compris celle de remettre en cause les barrières étatiques (telles que le SMIC) pour pouvoir concurrencer le faible coût de la masse salariale Chinoise.

    Or, ce qu'il faudrait plutôt retenir du 18 juin 1940. Ce n'est pas le fait qu'un personnage nommé De Gaulle soit l'incarnation d'un idéal politique devenue vieillot. Non ! le 18 juin 1940 c'est se rappeler avant tout qu'un homme a pu être à l'origine d'une résistance, à contre courant des idées de l'époque (en 1940, la France soutenait davantage l'armistice de Pétain que la nouvelle résistance face à l'occupant allemand). C'est se rappeler également que ce personnage, devenu homme politique, a pu ensuite relever la tête d'un pays qui l'avait bien basse en 1958.
     C'est aussi se rappeler que dans les années 60, alors que les pays, un peu à l'image de notre société actuelle devaient choisir entre le camp des libéraux américains et des communistes soviétiques, De Gaulle choisit l'indépendance. Idée qui était considérée comme archaïque par des hommes prônant les Etats-Unis D'Europe comme Jean Monnet.
     On retrouve un peu ce même état d'esprit actuellement où chaque individu et hommes politiques ne glorifiant pas l'Europe actuelle, celle du libre-échange et de la lutte devenue fatale face à l'économie Chinoise se retrouvent isolés et marginalisés !

    Mais ne jetons pas la pierre à Olivier Wiedorka qui a peut-être fait une erreur de sémantique et n'a certainement pas l'habitude des plateaux de télévision. Toutefois, on ne doit pas se servir, lorsqu'on se dit sociologue et historien, du pouvoir médiatique pour renforcer les idées politiques actuelles de façon sous-entendue.

    Autre pouvoir qui réutilise le 18 juin 1940, c'est évidemment celui du politique. Dommage que Nicolas Sarkozy salisse l'image du général tout en se servant des symboles pour convaincre...

    Notre président n'a pas salit De Gaulle en se présentant aux commémorations. Non. Il a salit cette image lorsqu'il impose la mini constitution européenne à la France alors que le peuple l'a révoquée deux ans plus tôt lors d'un référendum. Il a salit l'image de De Gaulle lorsqu'il parle, s'agite pour finalement être dans l'inaction.  Que dire de la situation des pêcheurs en Bretagne ou des usines telles qu'Arcelor-Mittal ! devant des dizaines de caméras notre président avait affirmé ne pas les laisser tomber. Demandez-leur aujourd'hui aux quelques milliers de licenciés si Nicolas Sarkozy a été d'une aide précieuse.

    Demandez aussi, cette fois au Général, s'il aurait accepté de se soumettre à L'otan et l'autorité américaine pour soutenir les invasions en Afghanistan et en Irak...

    Concernant l'actu et les commémorations, finalement c'est bien Christophe Barbier, éditorialiste à l'Express et sur LCI qui en parle le mieux :

    "Nicolas Sarkozy cherche à récupérer toutes les résistances, celle de Gy Moquet, celle du Maquis des Glières, celle de Londres, toutes les résistances aussi en termes idéologiques, le gaullisme de droite, avec quelqu'un comme Henri Guaino, le gaullisme de gauche avec quelqu'un comme Max Gallo, et puis il veut récupérer toute l'histoire, Nicolas Sarkozy. Le fils d'immigrés hongrois s'est transformé, le 14 janvier 2007, au lancement de sa campagne présidentielle, en une sorte d'éponge à mythes historiques, il y a tout mis, de Jeanne d'Arc à Guy Moquet, et il a réussi comme ça à trouver une dimension présidentielle. Il a compris que c'était indispensable cette dimension historique, donc gaullienne, pour être présidentielle."

    Notre président Nicolas Sarkozy, ainsi que tous ses ministres (dont quelques--uns se disent gaulliste d'ailleur's)  qui acceptent d'utiliser l'image de De Gaulle pour faire de...  l'anti De Gaulle. N'est-ce pas là une certaine forme de soumission à la pensée commune et de surcroît aller à l'encontre de l'appel du 18 juin ? L'appel du 18 juin, finalement, c'est de toujours croire à nos convictions et de résister pour que celles-ci puissent vivre !

     

     

     

     

     

     


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  • Le gouvernement insiste toujours sur le fait qu'il n'y ait eu aucune négociation concernant la libération de Clotilde Reiss. Pourtant de plus en plus de preuves tendent à affirmer le contraire mais pourquoi dès lors le gouvernement s'obstine-t-il ?

    Tout d'abord qui est Clotilde Reiss, du moins en apparence ?

    Jeune femme de bientôt 25 ans, étudiante à l'IEP de sciences politiques de Lille et qui, pour son mémoire de Master, est allée en Iran pour un stage. Son objet d'étude : Comprendre la politique iranienne dans la crise nucléaire.

    Durant son "stage", elle est reconnue coupable en août 2009, pour la justice irannienne, d'espionnage. Clotilde Reiss aurait pris des photographies de manifestations. Elle aurait envoyé par mails des photos de ces mouvements de contestations et d'avoir rédiger des notes sur ces événements. Clotilde Reiss a avoué avoir participé à ces manifestations et d'avoir envoyé des mails à l'Institut Français de Recherche en Iran. Condamnée pour au moins 5 ans de prison, elle est finalement libérée le 16 mai 2010 par l'Iran, Clotilde Reiss rentre en France.

    C'est alors que toute la presse et l'opposition politique se posent la question de : Comment la France-a-t-elle pu récupérée une condamnée française d'Iran ? Et qui est Clotilde Reiss ? une simple étudiante ?

    On a un ancien sous-directeur de la DGSE qui commence à parler. Maurice Dufresse évoque le travail de Mademoiselle Reiss pour les services secrets français sans qu'elle fasse partie du service d'espionnage.

    Le gouvernement français affirme avec détermination, face aux pressions médiatiques et de l'oppostion, "aucune  négociation n'a été faite". Pour Bernard Kouchner (ministre des affaires étrangères) la libération de Clotilde Reiss n'a fait l'objet "d'aucune contrepartie" de la part de Paris, notamment s'agissant du sort de prisonniers iraniens détenus en France.

    Etrange pourtant, 2 jours après la libération de Clotilde Reiss, l'iranien Ali Vakili Rad, assassin de Shapour Bakhtiar (ancien premier ministre sous le gouvernement du Chah d'Iran) incarcéré en France est libéré et ramené dans son pays d'origine. Coïncidence ou marchandage ?

    Surprenant d'autant plus que, comme l'indique le site de rmc.fr, Mahmoud Ahmadinejad avait lié le sort de Clotilde Reiss à la libération d'Iraniens détenus en France... Déclaration faite le 22 septembre 2009 lors d'un entretien sur France 2.

    Etrange non ?

    Le secrétaire d'Etat chargée aux affaires européennes, Pierre Lellouche insiste : "Je déments catégoriquement les allégations ridicules selon lesquelles Melle Reiss aurait collecté des renseignements pour le gouvernement français et a fortiori qu'elle ait été employée par nos services de renseignements." Cela nous ferait penser qu'effectivement l'Iran est peut-être en train de jouer sur la médiatisation d'une affaire, allée beaucoup trop loin.

    Oui mais voilà que pointe le bout de son nez un acteur inattendu et même plusieurs acteurs...

    Le Sénégal affirme avoir joué un rôle dans la libération de la jeune femme en accord avec l'Elysée. Abdoulaye Wade, le président sénégalais (et interlocuteur privilégié de Mahmoud Ahmadinejad) affirme et se réjouit d'avoir été un des acteurs de sa libération. Il évoque aussi les actions du Brésil et de la Syrie dans le processus de libération de Clotilde Reiss. Le président sénégalais va encore plus loin. Selon Abdoulaye Wade, l'Elysée aurait remercié ces Etats lors de la libération de Clotilde Reiss.

    Certains députés de la majorité comme de l'opposition se sont évidemment exprimés et émis un doute sérieux quant à un "non marchandage de la part de la France vis-à-vis de l'Iran." On sait que, et l'affaire Ingrid Bétancourt étant le reflet le plus médiatique ces dernières années, la France négocie, contre des sommes d'argent importantes, la libération de ses otages (ou prisonniers) retenus dans des pays étrangers. Mais quel est l'intéret de notre Etat et de nos services secrets à cacher ce qui semble pour, de plus en plus de députés, une évidence à leurs yeux : un marchandage entre l'Iran et la France ? Et Clotilde Reiss est-elle une jeune femme si innocente qu'il n'y paraît ?

    Jonas


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  • L'UMP est en pleine division entre villepinistes, pro-sarkozystes, déçus du sarkozysme, etc.
     Nicolas Sarkozy affiche une côte de popularité au plus bas (près de38 % d'opinions défavorables sur notre président en mai, soit trois point de plus qu'en avril). Une belle aubaine pour nos amis socialistes qui pensent certainement déjà à la coupe de champagne qu'ils dégusteront pour leur victoire en 2012. Eh bien amis lecteurs, cette victoire nos amis socialistes en sont convaincus. Tellement convaincus qu'ils ont oublié une de leur promesse faite à leurs électeurs, déçus des tactiques politiciennes, des habituels affrontements de leaders et évidemment des éternels défaites : d'être au travail pour la construction d'un projet, d'un véritable projet pour 2012, pour ne pas répéter l'erreur de 2002 et de 2007.

     

    Eh bien nos amis socialistes ont oublié cette petite promesse pour retomber dans leurs travers. Et celui-là me reste au travers de la gorge. Duper ses propres électeurs. Oui je ne suis certes pas un électeur mais je crois en la politique et je ne crois pas dans les manoeuvres politiciennes de dirigeants avides de pouvoir. Alors vous êtes en train de vous demander : de quoi je parle mes amis lecteurs ?


    Cela fait environ une semaine, plusieurs papiers1 sont parus dans nos journaux pour révéler ce qui semble déjà un gouvernement après le formidable succès électoral de 2012 ! Parlons déjà de succès puisque les leaders socialistes ont déjà tout prévu :

    Dans la note de 4 pages que Dominique Strauss-Khan (directeur du FMI) aurait commandé, on trouve :


    1er ministre : Martine Aubry (actuelle première secrétaire du parti socialiste)

    Ministère des affaires étrangères : Laurent Fabius (pourtant, à la base, pour le "non" à la constitution européenne et pour une politique européenne et étrangère bien différente de Martine Aubry)


    Pour confirmer cette note, un article du Nouvel Obs évoque un coup de fil de l'automne dernier au cours duquel Pierre Moscovici aurait eu un proche de DSK au téléphone. Ce dernier lui aurait dit : “J'ai une mauvaise nouvelle pour toi, tu n'auras pas les Affaires étrangères. Le Quai, c'est pour Fabius, pour toi, ce sera Bercy!“.

    Martine Aubry prendrait donc ses distances avec DSK, distribuant les postes à tour de bras à ses proches mais aussi à quelques opportunistes.

    Continuons sur les postes pourvus selon Le Post :

    Présidence de l'Assemblée Nationale : Ségolène Royal (mouai, vu comme la démocratie règne au sein du conseil régional de Poitou Charente, j'imagine qu'elle aura également une main de fer sur cette assemblée2)

    Ministère de l'économie, des finances et de l'industrie : Pierre Moscovici


    Le Post a tenu à confirmer que les proches DSK démentent formellement l'existence de cette note, mais l'un des auteurs du livre  "DSK-Sarkozy, le duel" ( d’Alexandre Kara et Philippe Martina) dont on trouve cette note, affirme le contraire.
     Et si cette note n'existait pas, il serait étrange que la conversation entre Pierre Moscovici et un collaborateur de DSK corrobore l'hypothèse du Post.

    Moi je me mets à la place des partisans d'Arnaud Montebourg. Quel est son porte-feuille ministériel ? A la justice comme garde des sceaux ?

     

    1 : L''Express, le NouvelObs et LePost entre autres ont fait l'écho de cette nouvelle.

    2 : Voir à ce sujet :http://www.marianne2.fr/Clash-entre-Segolene-Royal-et-un-elu-socialiste-au-Conseil-regional_a84362.html


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  • Voici une histoire de deux ministres bien maladroits et en quête de durcissement de la politique intérieure :
    Brice Hortefeux a menacé de retirer la nationalité française au mari d’une  femme verbalisée pour port de niqab au volant. Le ministre de l'Intérieur pense que cet homme "vivrait en situation de polygamie avec quatre femmes" et qu'il frauderait des allocations par le biais de cette situation.
     Lundi 26 avril 2010 :  Eric Besson, ministre de l'Immigration, a annoncé qu'il n'excluait pas non plus à une "évolution législative" pour déchoir le mari de la conductrice de sa nationalité française.
    Mais doit-on rappeler que l’adultère n’est plus un délit  pénal depuis 1975 ? Nul doute, tromper sa femme, ou tromper son mari est un acte moral critiquable. Et que la loi interdit qu’une personne se marie avec plusieurs partenaires. Mais alors la loi Besson-Hortefeux vise-t-elle les personnes qui trompent leur conjoint ou vise-t-elle les personnes qui pratiquent plusieurs mariages ? Qu’on soit clair, au fond, ces deux pratiques reviennent pratiquement au même, c’est-à-dire celui de pratiquer l’infidélité. Dans ce cas, si l’on devait condamner toutes les femmes et les hommes qui trompent l’acte solennel du mariage, nombreux sont les français qui deviendraient apatrides. Evidemment aucune loi n’existe pour retirer la nationalité française dans le cas d’adultère. Sauf s’il s’agissait d’un adultère qui trahirait la nation française au profit d’une autre puissance. Peut-être que si vous trompez Marianne et que vous êtes d’origine Iranienne, serez-vous déchu de votre nationalité ?
     Une chose est claire : avec ces propos très puritains, Brice Hortefeux et Eric Besson se doivent de ne pas faire de faux pas dans leur propre mariage… sous peine d’être destitués de leur nationalité.

    Jonas


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  • Le président Nicolas Sarbozy l’a annoncé : la burka (voile intégral) doit être interdite. Fadela Amara (secrétaire d'Etat à la Politique de la Ville), Xavier Bertrand (secrétaire général de l‘UMP), Brice Hortefeux (ministre de l‘intérieur) ou encore le premier ministre, François Fillon, sont tous d’accord sur ce principe et suivent la position de leur chef. Mieux encore, le sujet de la burka est tellement brûlant que François Fillon n’excluait pas la procédure d’urgence et passer en force une loi visant à interdire le port de la burka. Le Burka est donc si dangereuse dans notre société, au point de l’interdire dès cet été.
    Le président du Sénat, Gérard Larcher, et le président de l’assemblée nationale, Bernard Accoyer ont mis un peu le holà à tous ces effets d’annonce et appelé à une procédure législative sans précipitation. Calmons-nous et discutons.
    Et surtout réfléchissons à ce que nous sommes en train de faire. Le gouvernement a le sentiment louable que la burka dénigre la personnalité de la femme. La burka est le reflet d’un retour en arrière des avancées en faveur des femmes. Soit, mais réfléchissons encore. Sous ces paroles louables se cachent finalement un vide. Un vide philosophique et politique. En gros, ce que fait le gouvernement n’est autre que la réalisation d’amalgames entre islamisme, taliban, burka, soumission de la femme, possibles futures poseuses de bombes (couvertes par le voile donc indétectables par les forces de l‘ordre). Soyons sérieux.
    Une loi d’urgence contre le port d’un habit même d’
    un voile intégrale revient à revenir sur le concept de la liberté, un des piliers de notre république. Une loi interdisant le port de ce vêtement doit avoir pour justification  : une menace directe pour la population. Mais les anti-burka se rendent-il compte que ce voile peut être portée volontairement par ces femmes? Bien sûr que la burka me gêne lorsque je vois une femme la porter. Mais de quel droit me permettrai-je de juger cette femme et de quel droit me permettrai-je d’interdire son port ? Non.
    Il me semble que le principe de la liberté en France est bien de veiller à ce que la liberté des uns commence là où s’arrête celle des autres. En quoi une femme portant la burka gêne à ma liberté et à celle de son entourage ? Rien. Ce serait même remettre en cause la capacité de la femme à penser et à agir librement, ce qui revient donc à faire de l’anti-féminisme !
    Il ne fait aucun doute que, pour certaines d’entre elles, la burka est une contrainte imposée par leur mari. Je n’en doute pas. Mais que fait-on pour celles qui choisissent ce voile ? J’en suis sûr les femmes qui font cet acte volontaire ne sont pas toutes des talibanes.
    En interdisant la burka, on pourrait alors interdire demain les slips de bain parce que c’est manifestement une atteinte à la pudeur. Et si la burka est interdite parce qu’elle masque le visage de la femme : les écharpes et les cagoules n’ont plus qu’à bien se tenir. Pour une question religieuse ? Dans ce cas la soutane sera aussi sous le coup de la loi.
    Et qu’on ne me dise pas que les quelques 2 000 femmes (selon un rapport confidentiel du ministère de l'Intérieur sur l'islam que Le Figaro a retransmis le 09/09/2009) portant la burka menacent la sécurité intérieure ou menacent la liberté des uns !
    Non mais faire peur aux gens avec la nécessité absolue de faire une loi anti-burka pour deux mille femmes est peut-être plutôt le signe que le gouvernement tente de reprendre des électeurs à une extrême droite remise sur pied depuis les régionales 2010. Un gouvernement déjà en campagne pour 2012. C’est peut-être aussi pour éviter des sujets sensibles (de vrais sujets dont le gouvernement devrait s’inquiéter) comme… la dette de la France par exemple ? la crise en Grèce qui peut faire effet de domino sur toute l’Europe? le regain du chômage ?

    Jonas


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