• Nous ne sommes pas cette gauche !

    Quelle est donc cette gauche - parfois extrême, parfois socialiste - de Benoit Hamon à Clémentine Autain, en passant par Rokhaya Diallo, qui ose s'attaquer à la laïcité, renonce à l'égalité et développe le racialisme ? Nous - républicains de gauche -  l'affirmons : nous ne sommes pas cette gauche !

     

     

    Nous ne sommes pas cette gauche !

    Benoit Hamon, ex-candidat PS à la présidentielle 2017, soutient Lallab

     

    Nos différences ne se limitent pas à l'économie ou la vision européenne. Une certaine gauche tend, en outre, à accepter des renoncements sociétaux : la régression des droits des femmes, la promotion du "racialisme" (qui accepte la différenciation de races, ayant pour corollaire le racisme), le rejet de la laïcité française...

    Ces derniers jours, une campagne de soutien a mis de nouveau en lumière la dépravation intellectuelle de cette gauche. Un collectif s'est mis en ordre de marche pour secourir une association dite "féministe" et "antiraciste", Lallab. Parmi les signataires, une grande partie de la gauche d'échec : l'ex-candidat à la présidentielle Benoit Hamon , l'élue socialiste Laura Slimani, l'écrivain Rokhaya Diallo, l'historienne Laurence de Cock, ou encore le porte-parole d'Europe-Ecologie Les Verts, Julien Bayou. Rien de surprenant, puisque toutes ces personnalités se sont souvent soutenues dans des combats qui ne sont nôtres. Car, que représente Lallab ? 

    En dehors de sa couverture antiraciste, sa "lutte contre les discriminations envers les femmes musulmanes", se cache une association ouvertement "racialiste". Autrement dit, promouvoir la différence des races... L'une de ses fondatrices est Sarah Zouak.  Ses propos illustrent la déchéance d'une gauche, bien plus bienveillante vers l'avancée de nouveaux droits pour les minorités, que vers le respect de l'égalité de toute une nation - sans distinction de races. En flattant certaines minorités, cette gauche trouve, là, un potentiel électoral. En effet, depuis trente ans, elle a progressivement acté la perte du vote des ouvriers, des agriculteurs, des précaires et de ce que l'on appelle désormais : les perdants de la mondialisation...

    Sarah Zouak est notamment l'auteur de certaines pépites : "Nous vivons dans un pays assimilationniste (note : la France) qui nous répète que nous sommes tout.e.s égaux, ce qui est terriblement faux et nous, femmes racisées, nous le découvrirons bien assez vite (tribune dans "streetpress", le 19/06/2017)." Femmes "racisées", pour évoquer ces femmes différentes car musulmanes, qui seraient constamment oppressées par la laïcité française. Pour elle, la laïcité est "un argument de défense contre les religions (Clique Tv, 12/10/2016)". Sarah Zouak va plus loin : les musulmanes sont attaquées en permanence par le discours des "hommes blancs".   Elle évoque les cas de certaines réussites comme Rachida Dati, qui "sont arabes certes (sic), mais qui ont le même discours que n'importe quel homme blanc"...

     

    Le "blanc", l'ennemi de Lallab 

     

    « Remballe ton féminisme blanc » peut-on, aussi, lire sur certaines de leurs affiches... Ces paroles sont identiques à certaines autres associations ouvertement "racialistes", qui prônent, entre autres, le camp d'été "décolonial". Ces fameux camps où les blancs sont exclus car non "racialisés"... Nous pointons volontairement le regard vers "le Parti des Indigènes de la République (le PIR)", qui obtient régulièrement le consentement de la gauche de capitulation. Des organisations qui retrouvent, également, des soutiens de poids. Pour Lallab : le conseil général du Val De Marne, la Mairie d'Ivry-sur-Seine ou encore le CCIF (Collectif Contre l'Islamophobie en France) du sulfureux Marwan Muhammad. Et que dire des membres de Lallab...  Maïssa Leroy, qui fait l'apologie du voile islamiste, s'amuse d'une Europe en "position de soujoud (note : prosternation) pour le Seigneur de l'Univers." Tout un programme. Ce même Lallab qui confesse ouvertement s'inspirer de la grande féministe Asma Lamrabet ... Cette même personne qui cautionne les "tapes" des maris sur les femmes "hystériques"...  Le féminisme de Lallab - soutenu par Benoit Hamon, des écologistes, des socialistes, une certaine gauche -  a quelque chose d'assez contradictoire quand la même Asma Lamrabet affirme qu'"avec la libération de la femme, se sont développés parallèlement une libération des moeurs, une perte des valeurs morales et un éclatement de la cellule familiale." Sous couvert d'une simple liberté de porter le voile, Lallab veut confiner la femme musulmane - si ce n'est toutes les femmes - vers le courant conservateur de l'Islam. Le procédé est malin...

     

    La gauche intransigeante défend la laïcité !

     

    Il faut le dire haut et fort  : ce discours là, ce féminisme islamiste, nous ne le tenons pas. Les Français ne sont ni arabes, ni blancs, ni asiatiques... Ils sont Français ! Ils ne sont ni prioritairement musulmans, chrétiens, juifs, bouddhistes... Ils sont d'abord citoyens français ! La laïcité ne défend pas une religion plus qu'une autre. La gauche doit défendre fièrement LA laïcité et non une laïcité "apaisée",  "plus ouverte", "plus souple" comme l'exaltent Benoit Hamon et Cie. Comme si certaines religions pouvaient se donner le pouvoir - pour détourner un propos de Coluche - d'être plus égales que d'autres... La laïcité défend le droit à chacun de pratiquer une religion dans sa sphère privée et de ne pas soumettre une communauté sous le poids de celle-ci. Aussi, la laïcité permet de ne pas asseoir la domination d'un courant de pensée sur un autre...  

    Pour notre part, nous n'acceptons pas qu'un café de Sevran - pour le cas le plus médiatique - puisse discriminer les femmes. Quand une intelligentsia de gauche considère qu'il n'y a pas de problème avec le fondamentalisme islamiste dans certaines villes ou banlieues, nous répondons qu'il y a une gangrène.

    Quand une gauche estime que Lallab, comme d'autres associations, est, avant tout, une belle association féministe, qui promeut le port du voile... Nous, nous considérons qu'il s'agit là d'un cheval de Troie du fondamentalisme, propageant un féminisme islamiste.

    Le racisme comme la misogynie ne se combattent pas par une vision communautariste et obscurantiste. Il faut que l'Etat se réapproprie son espace et son discours républicain. Que l'Etat stoppe sa tolérance bien convenue avec des associations dites "antiracistes" mais ouvertement "racialistes". Que l'Etat regagne par l'école, par une politique volontariste, les territoires perdus de la République.

    Nous sommes la gauche de l'intransigeance. Cela débute par un discours qui nomme clairement les menaces, islamistes ou autres, préalable indispensable pour surmonter le péril. A nous désormais de promouvoir ce combat pour que refasse sens, l'égalité, la liberté, la laïcité et évidemment la fraternité.

     

     


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