• Article détaillé à retrouver sur :

     

    L'UMP EST-ELLE PRISE AU PIÈGE PAR MANUEL VALLS ET L'EXTRÊME DROITE ?


    votre commentaire
  • Article détaillé à retrouver sur :

    LE PS VA-T-IL SE REMETTRE DE CE QUINQUENNAT ?


    votre commentaire
  •  

    Article détaillé à retrouver sur ce lien :

     

    2014 : LE DEUXIÈME TOURNANT LIBÉRAL HISTORIQUE DU PARTI SOCIALISTE


    votre commentaire
  • Bayrou, Borloo, De Villepin, Sarkozy, Le Pen... Du centre à l'extrême, la droite implose. Comme quoi la droite, et surtout l'UMP, s'inspire bien du Parti Socialiste pour se diviser. Mais quels seront les probables candidats pour 2012 face à Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen ?

    François Bayrou est peut-être l'homme politique qui a officialisé le plus rapidement sa candidature pour la présidentielle de 2012... du moins de façon officieuse. Et cela depuis la création clownesque d'un  gouvernement virtuel pour préparer son hypothétique victoire, en septembre 2010. Mais François Bayrou est l'homme politique qui a peut-être le plus mal géré sa crédibilité politique : D'une part à cause de ses nombreux et hasardeux copier-coller basés sur le modèle politique anglo-saxon, dont le shadow cabinet, et d'autre part de l'image qu'il renvoie, avec l'exemple de son altercation avec Daniel Cohn-Bendit lors d'un débat télévisé (Mots croisés, le 4 juin 2009).. Mais sa plus grosse erreur aura été certainement ce qu'il aura pris pour une victoire "trop "personnelle : la présidentielle de 2007.

    Modem, le parti de la discorde

    Après avoir recueilli plus de 18% en 2007, François Bayrou est le troisième homme de la vie politique française. Il dissout alors l'UDF pour fonder le Modem. Un parti qui devait promouvoir l'indépendance du centre face à l'UMP mais qui sert finalement d'appareil au service du leader politique, François Bayrou. Certaines têtes pensantes quittent alors le navire, préférant un centre pouvant peser sur les idées de l'UMP (Hervé Morin, Michel Mercier, etc.). Au niveau national, les résultats catastrophiques des dernières élections témoignent la perte de confiance continue des Français vis-à-vis de François Bayrou : Le Modem ne fait que 8.46% des suffrages aux élections européennes et 4.2 % aux élections régionales de 2010 (moyenne nationale). De quoi être pessimiste pour 2012, mais François Bayrou croit encore en ses chances alors... se présentera-t-il ? certainement. D'autant plus que la main tendue par Jean-Louis Borloo, sur le plateau de "A vous de juger", n'a pas été acceptée par François Bayrou. Ce dernier préférant voir, dans la création du nouveau parti Borloo, une tentative d'intox pour ramener les voix centristes vers l'UMP de Nicolas Sarkozy. Bayrou, un cavalier seul, trop seul pour peser sur l'élection.

    Borloo, intox ou crédible ?

    Une cause d'échec qu'a bien compris Jean-Louis Borloo. Pour gagner une bataille électorale, il faut être uni et rassemblé. Jean-Louis Borloo veut s'assurer du soutien d'une partie du nouveau centre (dont Hervé Morin), quelques écologistes (dont certainement le Cap 21 de Corinne Lepage) et des gaullistes déçus du sarkozysme. Une confédération des centres qui n'a pas encore de parti mais qui voit peu à peu le jour. Ses intentions sont peu claires : présenter un candidat pour 2012 ? faire de l'intox pour faire peur à l'UMP (mission déjà partiellement réussie) ? Contrer le Modem de Bayrou ? Amener le maximum des voix centristes à l'UMP ? L'effet d'annonce de Jean-Louis Borloo sur le plateau de "A vous de juger", début avril, est en effet peu compréhensible. Voilà qu'un ancien ministre sous la présidence Sarkozy, qui a défendu la politique du maitre à penser de l'UMP, qui a fait du pied pendant deux mois au Président pour une place tout en haut du gouvernement, se met à comploter avec des anciens ministres sarkozystes... Tout cela pour former une alternative... Fiable ?

    N'est-ce pas plutôt pour tenter d'approcher un candidat plausible mais encore discret du nom de... Dominique de Villepin ? Peut-être que plus le projet politique, il s'agirait pour Borloo et de ses amis de trouver un candidat idéal pour contrer Nicolas Sarkozy. Et Dominique De Villepin serait ainsi le favori. L' alternative ne serait donc pas sur le projet politique mais sur la personne à placer en haut de la hiérarchie. Du coup, les ex-ministres sarkozystes, déçus, déchus, oubliés ou voulant devenir Calife à la place du Calife, se retrouveraient de nouveau dans les bons petits papiers du nouveau Président de la République.


    votre commentaire
  • La presse ne fait que d’en parler depuis l’investiture de Marine Le Pen à la tête du FN : elle pourrait jouer les trouble-fêtes lors du premier tour des élections présidentielles de 2012. Le CSA prévoit même des intentions de vote de 17 à 20% selon des sondages récents ! On commence à reparler d’un nouveau 21 avril 2002. Et si, au contraire, les sondages et les bien-pensant se trompaient ...

    C'est une date historique pour le Front National : le 21 avril 2002, pour la première fois de son histoire, le parti s'était hissé au second tour d'une élection présidentielle. En 2007, la crainte était encore là pour  les partis modérés... Même si deux facteurs ont permis de désengorger le potentiel frontiste. D'une part, le phénomène Ségolène Royal  :  non pas parce que la candidate socialiste était à l'époque porte-parole d'un programme béton, mais parce qu'elle incarnait, selon l'intelligentsia, un changement soi-disant important dans la politique moderne, avec l'apparition d'une femme comme possible chef d'Etat. D'autre part, la "rupture" chère à Nicolas Sarkozy . La masse s'était prise au jeu de la lutte entre deux séducteurs et Jean-Marie Le Pen n'incarnait plus la surprise (comme en 2002), l'invité de dernière minute, perdant même sa légitimité sur les questions sécuritaires. L'enjeu de 2012 se fera sur trois tableaux : la sécurité évidemment puisque c'est la principale inquiétude du peuple, le pouvoir d'achat et indirectement l'Europe (critiques constantes contre la politique monétaire de la Banque Centrale, une mésentente incessante entre les Etats de l'Union asphyxiés par la concurrence des Etats-Unis et de la Chine, etc.).

    Alors pourquoi Marine Le Pen ne peut-être présente au second tour en 2012 ?

     Ce n'est pas faute d'être médiatisée. Ce n'est pas faute d'incarner une position féminine élégante. Ce n'est pas faute de représenter une position anti-européenne, largement en vogue actuellement. Enfin, ce n'est pas faute d'être l'incarnation du regain du FN (avec 18.31% au Nord-Pas-de-Calais, lors des élections régionales de 2010). Une Marine Le Pen aussi largement victorieuse grâce à la base militante lors de l'élection pour la présidence du parti (67.55%%). Mais plusieurs obstacles semblent encore sur la route de la nouvelle leader du FN. Tout d'abord, Marine Le Pen ne sera pas la candidate de toute l'extrême droite qu'elle tente d'ailleurs d'adoucir. Un Front National qui semble se fracturer de l'intérieur avec la ligne dure... Celle qui était incarnée, par la presse, comme Minute ou Rivarol,  et par Bruno Gollnisch, l'éternel numéro 2 du parti.

    Et sur le pouvoir d'achat, le Front National ne semble pas peser sur le débat.

    La candidate du Front National se centrera donc sur ses deux thèmes phares : la sécurité et l'Europe.

    Sur la sécurité, Marine Le Pen jouera des coudes avec Nicolas Sarkozy pour représenter une droite dure.  Mais N.Sarkozy a l'avantage d'avoir les tableaux de B.Hortefeux (l'homme sécurité du président). En amenant sur le plateau du 20H de TF1 ce 20 janvier, un joli tableau montrant l'inexorable baisse de la délinquance, Brice Hortefeux a démontré par a+b les bonnes actions du gouvernement contre la délinquance. Des chiffres qui sont peu contestés par l'ensemble de la classe politique et pourtant... Les agressions sur les personnes (c'est à dire la délinquance qui inquiète majoritairement le peuple) ont encore augmenté 2% en 2010. Et, en cas de candidature de Dominique de Villepin, Marine Le Pen aura également du mal face à l'ancien premier ministre, très populaire parmi les chiraquiens.

    La gauche semble quant à elle toujours absente de ce débat...

    Sur l'Europe :

    La population peut là suivre sur son registre. Encore que la gauche devra montrer (enfin) ses crocs.  Si le candidat du Parti socialiste se nomme Martine Aubry, François Hollande ou D. Strauss-Kahn, la thématique de la protection de l'Etat sera alors ouverte pour la leader frontiste. Elle devra simplement lutter contre les nonistes de 2005 ( qui ont voté contre le traité constitutionnel européen).  Il n'est pas certain que son argumentation protectionniste séduise les français face au charisme d'autres leaders comme O.Besancenot, J-L Mélenchon, etc. Marine Le Pen n'a pas l'éloquence de son père, même si elle garde la brutalité des tirades.

    Enfin, malgré une amélioration de ses résultats lors des régionales de 2010, le score du FN est depuis plusieurs élections bien en dessous de ses espérances : seulement 4.3% lors législatives en 2007, 6.3% lors des Européennes de 2009 et 11.4 % lors des régionales de 2010.

    Les Français ne sont plus dans le contexte de 2002. Le 21 avril 2002 était un cataclysme politique, la population a voulu mettre les hommes politiques face à leurs responsabilités... Sans plus. Au deuxième tour, Jean-Marie Le Pen s'est d'ailleurs fait laminé avec seulement 17.79% des voix face à Jacques Chirac. Et puis, les Français ont conscience qu'un Front National présent au second tour fera forcément le jeu d'un des deux grands partis politiques grâce au rassemblement républicain (l'UMP soutiendra le PS ou vice-versa). Depuis 2002, la situation de la société française ne s'est pas améliorée, alors pourquoi réédité cette situation en 2012 ?

    Conclusion : malgré l'exaltation des sondeurs avec leurs chiffres, Marine Le Pen ne sera pas présente au second tour de l'élection présidentielle de 2012.

     


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique